Mercredi 25 juillet 2018

A qui irions-nous? (Jean 6,60-71)


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Nouveau changement d’auditoire, retour aux disciples. Les vv. 60-66 concernent un cercle large de disciples. Les vv. 67-71 se concentrent sur les Douze. La foi est au cœur du dialogue, comme dans le passage précédent. Sauf qu’il s’agit maintenant des disciples, et non plus de la foule. Eux aussi sont scandalisés par le fils de Joseph et Marie qui déclare être descendu du ciel (vv. 60-61). Et Jésus se fait plus radical encore. Que diront-ils quand ils verront Jésus monter là d’où il vient? Chez Jean, le verbe» monter» englobe l’élévation sur la croix, le retour de Jésus vers Dieu, sa résurrection. L’incarnation ira jusqu’à la croix, point culminant du chemin de Jésus. De quoi être scandalisés pour de bon. Beaucoup cessent de le suivre. Ils s’en tiennent à ce qu’ils voient, incapables de s’ouvrir à l’Esprit et d’accueillir le don de Dieu. L’avertissement est clair. Les murmures, l’incrédulité, la fuite, voire la trahison, menacent aussi les croyants. Les Douze ne partent pas. Où iraient-ils, demande Pierre. Jésus détient des paroles de vie éternelle. La vie éternelle ne désigne pas d’abord la vie après la mort, mais la vie qui naît de l’écoute des paroles de Jésus, la vie qui porte en son cœur une relation privilégiée avec le Christ. C’est cela vivre en plénitude. Non pas une euphorie facile, mais une vie reliée au Christ dès maintenant, une vie habitée de l’intérieur. Même le trépas n’aura pas de prise sur cette relation (voir ch. 11,25-26).

Pierre Marguerat

Prière: Seigneur Dieu, garde-moi dans la fidélité aux paroles de Jésus.  

Référence biblique : Jean 6, 60 - 71

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